LES MAKING OF DU VDF, PREMIERE FOURNEE

Publié le par SEB apprend à faire des films

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Lundi 10 août 2009.

13 heures.

J'arrive chez François.

Cette après-midi vont être tournés les épisodes 9, 10 et 11 de la première saison du Visiteur du futur. Je me suis engagé à faire un making of de ce tournage.

Je rencontre pour la première fois Florent Dorin et Raphaël Descraques. Tout de suite, ils sont très amicaux. Avec François, l'équipe est au complet : 3 personnes. Plus moi au making of.

 

L'épisode 11 est tourné, puis le 10, puis le 9.

Je filme l'équipe quasiment en non stop.

 

20 heures.

Fin du tournage.

 

De retour chez moi, je ne sais pas comment monter mes 5 heures de rushs. J'hésite à faire un seul making of pour l'après-midi entière. Mais j'ai peur qu'un tel film soit trop long. Je décide de monter un making of par épisode.

 

Le montage du making of de l'épisode 9.

 

Depuis longtemps je rêve de voir un split screen avec d'un côté un film monté, et de l'autre l'équipe en train de tourner le film. C'est donc ainsi que je monte mon intro.

Je n'ai pas prévu d'utiliser de voix-off, mais au moment du tournage, j'ai oublié de mettre sur ON le micro branché à mon caméscope. Les rushs muets de la séquence pré-tournage me contraignent donc à y recourir.

Etant à la base venu sur le tournage pour m'instruire en direction d'acteur, je m'efforce de la montrer avec précision dans mon montage. Chaque répétition avec les mouvements de caméra est montrée. Chaque prise est montrée, au moins en partie. Quasiment chaque conseil de François est montré.

 

Avantage.

Cela permet de voir :

Comment le jeu des acteurs progresse pendant le tournage.

Comment le texte est modifié.

Les erreurs de jeu ou les erreurs techniques qui font que la prise n'est pas bonne.

Qu'un tournage, ça peut aussi être laborieux.

 

Inconvénient.

Le film n'est pas très dynamique. Pour quelqu'un qui n'est pas vraiment intéressé par la direction d'acteur, il risque même d'être chiant.

 

Un making of d'une telle précision est rendu possible :

Parce que l'épisode est court. Mon making of étant 5 fois plus long que l'épisode, il vaut mieux que l'épisode ne fasse pas beaucoup plus de 3 minutes !

Parce que l'équipe est réduite. Cela permet de montrer tous les protagonistes, de leur accorder suffisamment de temps d'images pour les faire vivre à l'écran. S'il y avait eu en plus du réal et des acteurs, un cadreur, son assistant, un électricien, son assistant, un chef op, et cetera, je n'aurais pas pu montrer tout le monde.

Parce qu'il est diffusé sur Internet. Très très très peu de chaînes de télévision accepteraient de diffuser le making of d'un film de 3 minutes... qui en dure 15. « Plus de dynamisme ! » m'aurait-t-on demandé à coup sûr. « Coupe ! Coupe ! Coupe ! » Même chose pour un DVD. La place étant limitée, un film plus synthétique serait certainement préféré.

 
 

Le montage du making of de l'épisode 10.

 

J'ai suivi la même logique que pour le montage du making of de l'épisode 9. C'est à dire du détail, du détail, et du détail.

Ma numérotation des prises est cependant moins logique. En effet, pour cet épisode les plans ne sont pas refaits à chaque fois depuis le début, comme c'était le cas pour les plans séquence de l'épisode 9.

 

Dans ce making of, François parle assez sèchement à Raphaël. Lors du montage, j'ai choisi de garder la séquence sans les prévenir, estimant que ça faisait partie de la réalité du tournage. J'imagine qu'à leur place, plus d'une personne m'en aurait voulu.

Quelques jours après la diffusion du making of sur Internet, j'ai vu François. Il a abordé le sujet de lui-même :

« Sébastien je voulais te dire. J'ai trouvé ça bien que tu aies gardé le moment ou j'engueule Raphaël. Ça montre aux gens qu'un tournage c'est pas que de la rigolade. »

Ça m'a fait très plaisir que François adhère à mon choix.

Je ne suis cependant pas sûr que Raphaël ait beaucoup apprécié.

Certains de ses amis lui auraient dit :

« Comment j'aimerais trop pas que mon frangin il me parle comme ça ! »

Et je me rappelle avoir entendu Raphaël dire à François, sur le ton de la blague (mais cela ne cache-t-il pas une certaine vérité ?) :

« Tu peux m'engueuler, mais pas quand y'a un making of ! »

 

 

Le montage du making of de l'épisode 11.

 

Par rapport aux deux making of précédents, changement de logique de montage. Pas d'intro split screen. Moins de détails. Des cartons marrants entre chaque séquence.

 

Le plan de fin, la mise en abime, a été tournée le 30 août, lors des répétitions des épisodes 12 et 13.

 


 

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ThomasGB 02/05/2011 23:20


En effet, ce que j'aime dans vos making of, (en plus du désir de bien retranscrire la dimension technique) c'est l'objectivité. On laisse vraiment tout, même si c'est un peu moins drôle, et ca
c'est très bien, car comme la si bien dit M. Descraques "Ca montre aux gens qu'un tournage c'est pas que d'la rigolade".


Celash 02/05/2011 13:02


C'est toujours un plaisir de voir les making-off , on a l'impression d'être sur le tournage avec l'équipe et finalment non , on est juste comme des cons devant l'ordi.


Yume 01/05/2011 19:46


C'est fou, je me souvenais pas qu'ils duraient aussi longtemps ... Ca passe tellement vite en même temps ... Merci Seb pour tes making of géniaux :)


Leha 01/05/2011 18:51


Même si je les avais déjà vu sur Frenchnerd, j'ai bien aimé revoir tes Making-of :)
C'est qu'on ne s'en rend pas forcément compte mais ça demande quand même un certain boulot de tourner un épisode qui ne dure pourtant que 3 minutes à l'écran.
Je n'imagine même pas le boulot que tu as eu pour en faire un Makin of et réduire tous ce que tu avais en image en seulement 15 minutes !!

En tout cas c'est agréable de pouvoir observer le tournage d'une série (surtout de celle là) :)
Bonne continuation !!