RANDO DANS LE VERCORS

Publié le par SEB apprend à faire des films

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Rando dans le Vercors est à la frontière du film de vacances et du documentaire de découverte.

 

Au cours du très rempli été 2008, après un séjour dans les Gorges du Tarn, un du côté de Montpellier et un autre en Ardèche – d'où vient le premier plan du film -, je rejoins mon pote guide naturaliste Mathieu Sannier ainsi que David Sannier et Carole Hingant pour une randonnée de quatre jour en autonomie complète dans le Vercors.

Ne voulant pas faire de boucle, nous laissons ma voiture à l'arrivée de la randonnée, pour ensuite rejoindre le départ de la randonnée avec celle de Mathieu. Au moment de fermer ma voiture, j'hésite : « Je prends mon caméscope ou pas ? » L'encombrement du caméscope me rebute. Nous devons porter notre matériel de camping et notre nourriture pour quatre jours. Nos sacs sont déjà pleins à ras bord. Cependant, Mathieu semble très emballé à l'idée d'avoir un souvenir vidéo, et moi j'ai un peu peur de laisser mon caméscope quatre jours dans ma voiture seule au milieu de nulle part. Je le prends donc avec moi, et, à peine monté dans la voiture de Mathieu, je commence à filmer.

 

Dès la première demi-journée, je consomme la plus petite de mes deux batteries. De plus, je me rends compte que je n'ai que deux cassettes. Je ne pourrai donc filmer que deux heures de rushs. Je filme donc avec parcimonie, surveillant sans arrêt l'état de ma batterie et le temps de cassette me restant.

 

J'utilise un objectif grand angle – ajouté à l'objectif de base de mon caméscope – pour... améliorer la bande son !

Enregistrant le son avec le micro de mon caméscope, je cherche à m'approcher au plus près de mes protagonistes pour entendre leurs propos le mieux possible. Le grand angle me permet de beaucoup m'approcher d'eux sans les filmer en très (très) gros plan.

Bien sûr, le grand angle est aussi l'objectif le mieux adapté pour filmer certains paysages.

 

Au moment de filmer le retour à ma voiture – la dernière séquence du film –, il ne me reste plus que trois minutes de cassette et quasiment plus de batterie. J'arrive malgré tout à filmer ce que je veux. Ouf ! Une fois dans la voiture, je veux de nouveau filmer quelques plans pour un éventuel générique de fin, mais la caméra ne s'allume pas. Plus de batterie.

 

Au montage, j'ai fait le choix de ne pas mettre de musique.

La représentation du réel à travers un film passe aussi bien par l'image que par le son. Ajouter de la musique au montage, c'est masquer le son original. Mon but étant ici de montrer le plus fidèlement possible la réalité de notre randonnée, j'ai choisi de me passer de musique.

Bien évidemment, un film est par définition un filtre important qui masque la réalité qu'il dépeint. Mais le réalisateur peut choisir de minimiser ce filtre, par exemple en n'ajoutant pas de musique au montage.

Ce fut la première fois que je fis ce choix. Mes nombreuses vidéos de vacances précédentes sont gavées de musiques. Depuis Rando dans le Vercors, lorsque je fais un film dont le but est de dépeindre fidèlement le réel, j'utilise la musique avec beaucoup de mesure.

Pour conclure.

Pour un film improvisé et tourné avec un petit caméscope, je suis assez satisfait du résultat. Cela est évidemment dû à Mathieu, qui arrive à nous communiquer sa passion de la nature, et, en excellent pédagogue, à nous apprendre plein de choses.

Une fois le film terminé, nous nous sommes promis avec Mathieu de faire une suite. C'est ainsi que moins d'un an plus tard, nous tournions Rando dans le Vercors 2 (into the snow).

 

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